jeudi 7 avril 2016

La courte et intense vie de Vincent Van Gogh

Vincent Van Gogh, un des peintres les plus reconnus du monde, a peint plus de 900 tableaux en 10 ans, entre ses 27 et ses 37 ans, quand il mourut des blessures d'un suicide raté. Il était atteint d'épilepsie du lobe temporal, ce qui lui faisait causer de violents gestes, c'est par exemple lors d'une de ses crises qu'il attaqua son ami Paul Gauguin avec une lame de rasoir et qu'il se coupa accidentellement un morceau de l'oreille. Au cours d'un passage à l'asile, il peigna "Nuit étoilée".
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mercredi 6 avril 2016

Mary Kingsley, l'ethnologue victorienne qui n'a rien à envier à Indiana Jones

Mary Kingsley est une britannique ayant vécu au XIX° siècle, à l'époque victorienne très patriarcale et inégalitaire envers les femmes. Pourtant, Mary a décidé de partir à la découverte des tribus indigènes de Sierra Leone afin de poursuivre le livre de son défunt père, médecin voyageur qui l'avait bercé de ses récits de coutumes indigènes de l'Afrique. Malgré l'avis contraire de la plupart des confrères de son père, qui avançaient notamment la flopée de maladies qui sévissaient en Afrique de l'Ouest, elle prit le bateau en 1896, chargée de 2 valises, d'un guide de conversation et de ses habits quotidiens (ce détail est important pour la suite). Sur place, elle vécu d'incroyables aventures et compléta le récit ethnologique commencé par son père. Elle a notamment prouvé l'existence d'une créature alors mythique : le gorille. Parmi ses péripéties, on peut par exemple noter un combat avec des crocodiles, une tornade, un hippopotame rétif qui bloqua son canoë et qu'elle dut piquer avec son parapluie pour le faire bouger, plusieurs repas à base de serpent (qui d'ailleurs surpasse de nombreux plats quand il est bien cuit, selon elle), et une chute dans une fosse remplie d'épines dont elle fut protégée grâce au rembourrage de sa robe !

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D'où viennent les courants marins ?

Le mécanisme en jeu est l'écart de densité entre les eaux du globe, une densité qui met en marche une sorte d'immense tapis roulant à l'échelle planétaire. C'est comme dans une casserole : chauffée par le gaz, l'eau du bas, moins dense, remonte vers la surface, s'étale vers les bords où elle se refroidit et devient plus dense, donc replonge, et le cycle recommence. Dans l'océan mondial, un facteur s'ajoute à l'influence de la chaleur du soleil : c'est la concentration en sels. Plus une eau est salée, plus elle est dense donc plus elle aura tendance à plonger. C'est l'alliance des deux moteurs température-salinité qui entraîne les courants marins du globe. On appelle ce phénomène la circulation thermohaline. Près des pôles, les eaux froides et salées (car davantage concentrées après la formation de glace) plongent à une profondeur comprise entre 1 et 3 km et se dirigent vers les Tropiques où elles se réchauffent sous l'action du soleil. Les eaux chaudes remontent vers la surface et sont poussées vers les hautes latitudes par les vents intertropicaux. Il est à noter que par l'action du vent et des vagues un brassage se fait sur une centaine de mètres de couche d'eau, qui prend une température homogène. Au-delà, on trouve les courants froids qui viennent des hautes latitudes, et sous les 1000 m de profondeur les brassages sont très réduits, et la température y varie peu entre les pôles et l'équateur, entre 0 et 4°C. Une molécule d'eau fait tout le circuit en 1000-1500 ans environ.

Hatchepsout, la reine pharaon victime d'une damnation de la mémoire

Hatchepsout fut une pharaonne de l'ancienne Égypte. Elle n'aurait jamais dû régner sachant que tous les pharaons étaient de sexe mâle selon la tradition (certes rien n'interdisait qu'une femme soit pharaonne, mais les habitudes sont ce qu'elle sont). Son accession au trône est due au hasard : se retrouvant première veuve du pharaon Thoutmôsis II, elle régna en tant que régente du fils de son mari (mais ce n'était pas le sien, un pharaon pouvant avoir plusieurs épouses), Thoutmôsis III. Quelques temps plus tard, elle décida de corégner en tant que pharaonne avec son beau-fils. 20 ans après sa mort, on décida de détruire toute inscription et toute représentation de Hatchepsout, probablement pour oublier qu'une femme avait régné. C'est ce qu'on appelle une "damnation de mémoire". En tout cas, ce n'est pas à cause d'un mauvais règne : en effet, sous son règne l’Égypte a développé ses relations commerciales avec le pays de Pnout, a combattu et remporté de nombreuses batailles, et la pharaonne a fait construire d'impressionnants bâtiments. Ce n'est probablement pas non plus par jalousie de son beau-fils car il n'aurait pas attendu 20 ans après la mort d'Hatchepsout pour effacer son règne de l'histoire de l’Égypte.
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Sacajawea, la femme qui aida à découvrir l'ouest des Etats-Unis

Sacajawea est une amérindienne née en 1788 dans une tribu de l'Idaho, les Agaidika. Sa vie est jalonnée de nombreux périples à travers les USA à l'époque des grandes expéditions vers l'ouest. Au tournant 1800, à environ 12 ans, elle fut enlevée par une autre tribu, les Hidatsa, qui l'emmenèrent chez eux dans l'actuel Dakota du Nord, en tant qu'esclave. Un jour, un trappeur franco-canadien, Toussaint Charbonneau, la rencontra et l'acheta, puis l'épousa. Moins d'un an après, un évènement inscrivit le nom de Sacajawea dans l'histoire américaine : le passage de l'expédition Lewis et Clark. C'est pour participer à cette expédition que Charbonneau proposa d'emmener sa femme en tant qu'interprète, ce qui pourrait être une aide précieuse pendant la traversée des territoires où vivent les tribus amérindiennes. Ensemble ils se mettent en route, ainsi que leur tout jeune premier enfant, Jean-Baptiste Charbonneau (surnommé "Pompy"). Non seulement Sacajawea prouvera sa valeur de guide par sa connaissance approfondie de la nature, mais aussi par ses talents d'interprète et de diplomate auprès des tribus parfois menaçantes. Il arriva même un jour de 1805 où l'embarcation de l'expédition chavira, coulant par là même les carnets de voyage de Lewis et Clark, mettant en péril l'objet même du voyage. Sacajawea plongea et remonta du lit les précieux carnets. Plus tard, après maintes péripéties (dont plusieurs épisodes de famine où leur survie a dépendu des capacités de leur guide à chercher des racines). Arrivés dans l'actuel Idaho, ils rencontrèrent une tribu qui s'avéra être celle où Sacajawea est née, et rencontrèrent même son frère, le chef de la tribu, qui ne l'avait pas vu depuis son enlèvement 5 ans auparavant. Sur le chemin du retour, ils rencontrèrent une autre tribu dont le chef portait une majestueuse cape en peau d'ours, qu'ils voulurent troquer pour l'offrir à Thomas Jefferson, et le seul objet suffisamment précieux que le chef accepta fut la ceinture sertie de Sacajawea, l'objet dont elle répugna le plus à se défaire. L'expédition parvint à son terme à Saint-Louis, dans l'actuel Missouri. 
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Cernunnos - L'ombre de la Gaule


Cernunnos est une divinité celte à cornes de cerf vénérée du IX° s. av. J.-C. au Ier s. ap. J.-C.





Il faut établir une distinction entre les termes "gaulois" et "celte" : Le premier désigne les populations intégrées dans le territoire conquis par César (définissant de ce fait un peuple unique, créé arbitrairement par César) ; le second désigne l'ensemble des populations d'Europe occidentale, d'Europe de l'est et d'Asie mineure (Galatie) qui employaient des langues celtiques apparentées, et des us et coutumes semblables






On lui vouait un culte en tant que dieu solaire et maître des bêtes fauves (et par extension dieu des animaux sauvages). Il était célébré particulièrement dans la partie Nord de la France, le Centre, les pays alpin et en Espagne.




Son nom symbolise en réalité deux divinités : tantôt une qui désigne le dieu de la nature aux saisons froides, et tantôt une autre qui regroupe cette dernière et Esus, dieu du printemps, selon les ethnies. En effet, il règne sur les enfers, les morts et la richesse (c'est


pourquoi il est dieu de l'automne et de l'hiver). Par conséquent, c'est le dieu de la terre.


La traduction commune du théonyme Cernunnos est "dieu cornu", mais il n'est pas certain, compte tenu des noms celtiques de la "corne" (en gallois carn, en breton karn), qu'elle soit exacte. le mot kern désigne dans les langues celtiques expressément le sommet de la tête et il s'apparente au mot indo-européen désignant des bêtes à cornes en général et le cerf en particulier. On peut donc dire que Cernunnos est un dieu à cornes, peut-être même à tête de cerf.


Son culte est attesté par une dizaine par une dizaine de représentations figurées et une unique inscription gallo-romaine conservée au musée de Cluny.




Chaudron de Gundestrup, musée de Cluny. Cernunnos est représenté assis dans la posture "bouddhique", tenant un torque d'une main, un serpent de l'autre, et entouré d'animaux, dont un cerf, ce qui laisse à penser que Cernunnos et le Jupiter gaulois dans l'aspect de maître des animaux.