
« I »
« L’histoire de la littérature, telle que nous la comprenons, doit être basée sur des connaissances précises. Elle n’est qu’un exercice frivole, qu’une voltige sophistique, si elle se compose d’une suite de jugements superficiels sur des ouvrages mal connus. C’est manquer au principe le plus essentiel de la pédagogie, que de permettre à des enfants de parler ou d’écrire sur des auteurs qu’ils ignorent. On a vu des professeurs exiger de leurs élèves des dissertations sur les Essais de Montaigne ou sur l’Esprit des lois, sans leur imposer au préalable une lecture des chapitres caractéristiques de ces livres, ou sans leur en avoir donné eux-mêmes un résumé accompagné de citations. La meilleure copie serait, dans ce cas, celle qui ne porterait que ces mots : « Ne connaissant pas l’ouvrage, je n’ai pas cru qu’il me fût permis d’en parler ».
« L’histoire de la littérature, telle que nous la comprenons, doit être basée sur des connaissances précises. Elle n’est qu’un exercice frivole, qu’une voltige sophistique, si elle se compose d’une suite de jugements superficiels sur des ouvrages mal connus. C’est manquer au principe le plus essentiel de la pédagogie, que de permettre à des enfants de parler ou d’écrire sur des auteurs qu’ils ignorent. On a vu des professeurs exiger de leurs élèves des dissertations sur les Essais de Montaigne ou sur l’Esprit des lois, sans leur imposer au préalable une lecture des chapitres caractéristiques de ces livres, ou sans leur en avoir donné eux-mêmes un résumé accompagné de citations. La meilleure copie serait, dans ce cas, celle qui ne porterait que ces mots : « Ne connaissant pas l’ouvrage, je n’ai pas cru qu’il me fût permis d’en parler ».
Introduction au manuel scolaire de classes de Lettres, 2nd cycle, intitulé :
MORCEAUX CHOISIS
DES
AUTEURS FRANÇAIS
DU MOYEN AGE A NOS JOURS
(842-1900)
Préparés en vue de
LA LECTURE EXPLIQUEE
PAR
CH.-M. DES GRANGES
Professeur de Première au Lycée Charlemagne, Docteur ès Lettres
Editions Hatier, 1923
Ce blog ayant pour but inavouable de se rapprocher de ce que l'on appelle "la liste exhaustive des connaissances humaines et du tout l'univers", le titre logique était donc - aussitôt venu à l'esprit - ENCYCLIQUE. Comment nommer une chaîne de connaissances qui se rejoignent et se recoupent ? Une encyclopédie, bien sûr, une chaîne similaire à un cycle. Pourquoi ENCYCLIQUE, alors ? Eh bien, pour paraître plus original et évoquer au lecteur l'allusion des lettres envoyés par le pape à tous ses subordonnés ; un encyclique est donc destiné à tous, autant qu'il rassemble des savoirs innombrables et infinis par son orbite (du latin Orbis : cercle, disque).
